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La plus célèbre artère de Dublin, O'Connell Street, traverse la rivière Liffey au niveau du pont O'Connell. Monument corpulent à la gloire des Wide Street Commissioners du XVIIIe siècle, avec ses 45 m de large, elle est aussi droite que les m urs du Père Theobald Mathew, prêtre du XIXe siècle surnommé l'Apôtre de la Tempérance, dont la mémoire est célébrée par l'un des monuments au milieu de l'avenue. Au nord figure celle de Charles Stewart Parnell (1846 1891), qui dirigea le Parti autonomiste irlandais (Home Rule Party).

Principal point de repère d'O'Connell Street, la Poste Centrale (General Post Office) est chargée de symbole historique: le GPO, comme on l'appelle, fut le quartier général des insurgés de l'Easter Rising de 1916 et souffrit passablement durant les combats. Une plaque commémorative, en irlandais et en anglais, et une statue dans le grand hall en témoignent.

Sur O'Connell Street se dressait jadis la colonne Nelson, dédiée à l'amiral britannique Lord Nelson. Mais, en 1966, une bombe de l'IRA détruisit ce «témoin de l'occupation anglaise». Depuis 2003, un nouveau monument occupe exactement la même place: The Spire, obélisque en acier haut de 120 m, emblématique du troisième millénaire, qui doit symboliser l'optimisme du pays.

A sud de la rue, face à O'Connell Bridge, se dresse le monument à Daniel O'Connell (1775 1847) dit «le Libérateur» qui leur a donné son nom.

Depuis le pont à trois arches, presque aussi large que long, la vue s'étend sur la Liffey et ses quais. A l'est, derrière le «gratte-ciel» du siège des syndicats irlandais, s'élève la coupole cuivrée de la majestueuse Custom House (maison des Douanes), du XVIIIe siècle. Tout comme de nombreux bâtiments bordant la Liffey, elle fut pratiquement détruite durant la guerre civile de 1921, mais a été entièrement restaurée. La rive nord de la Liffey située entre les Douanes et les docks a donné le jour dans les années 1990 au nouveau quartier financier de Dublin, en pleine expansion.

Certains des édifices anciens les plus intéressants d'Irlande, notamment des églises désaffectées, sont aujourd'hui occupés par des banques. Mais il est tout de même surprenant que l'imposant bâtiment de pierre blanche incurvé, à colonnade, en face de College Green, sur la rive sud de la Liffey, soit le siège central de la Banque d'Irlande. Il fut construit au XVIIIe siècle pour abriter le Parlement irlandais mais, à l'abolition de ce dernier (par l'Acte d'Union de 1801), la banque s'y installa. L'ancienne Chambre des Communes a depuis longtemps été divisée en bureaux, mais on peut voir l'ancienne Chambre des Lords.

Derrière l'arrondi des grilles à l'entrée de Trinity College se dressent les statues de deux anciens élèves devenus célèbres: le philosophe Edmund Burke et le dramaturge Oliver Goldsmith. Fondé par Elisabeth Ire en 1591, Trinity demeure un havre de paix et d'érudition au c ur de la cité trépidante. Durant des siècles, il fut considéré comme une institution purement protestante; en 1956 encore, l'Eglise catholique interdisait à ses ouailles de le fréquenter «sous peine de péché mortel». TDC comme on l'appelle généralement est aujourd'hui un établissement mixte.

On peut au choix suivre une visite, guidée par un étudiant, ou se promener à son rythme, de Parlement (ou Front) Square à Library Square et jusqu'au College Park. Le campus est un monument au bon goût du XVIIIe siècle, et les visiteurs aimeront se balader le long des allées pavées, au milieu des pelouses merveilleusement entretenues, parmi les vieux arbres, les statues et les gracieux bâtiments de pierre. Construite entre 1712 et 1732, la superbe bibliothèque (Old Library) comprenait à l'origine les colonnades ouvertes du rez-de-chaussée et la Grande Salle de l'étage, où était conservé le fonds. En 1801, elle se voit offrir, comme la British Library et la Boldeian d'Oxford, la possibilité de recevoir gratuitement une copie de chaque livre publié en Irlande ou en Grande-Bretagne. Depuis lors, il fallut sans cesse agrandir l'espace. Le toit de la Grande Salle fut d'abord aménagé en berceau, de manière à pouvoir accueillir une galerie supérieure, où l'on trouve aujourd'hui 200'000 des plus anciens volumes. Les colonnades furent ensuite murées. Cet espace abrite aujourd'hui une boutique, ainsi qu'une salle d'exposition où est présenté, sous une lumière tamisée, le Book of Kells, manuscrit de 340 pages sur parchemin, écrit et illustré par des moines irlandais au VIIIe ou IXe siècle, qui contient une version latine du Nouveau Testament. La beauté de l'écriture, les superbes enluminures, les motifs abstraits et, surtout, les portraits de figures sacrées en font le plus merveilleux témoin de l'âge d'or irlandais. On tourne chaque jour les pages de vélin présentées, pour les protéger de la lumière.

Au sortir de la porte principale de Trinity College, en tournant à gauche dans Grafton Street, vous tomberez nez à nez sur la statue de bronze de Molly Malone, mascotte de la ville au décolleté généreux et à la charette débordant de coquillages. La rue marque le principal quartier commerçant de Dublin. Au sud du croisement de Nassau Street, elle est fermée à la circulation et livrée aux musiciens de rue, dont le répertoire, qui s'étend du classique au rock, n'a d'autre souci que d'attirer votre attention.

Grafton Street mène à St Stephen's Green, une immense place occupée par un parc ponctué de carrés de gazon, de massifs de fleurs et d'un lac. D'autres statues y célèbrent des Irlandais de renom, dont sir Arthur Guiness, qui offrit le parc au peuple de Dublin, W.B. Yeats d'après Henry Moore, sans oublier une étrange représentation de James Joyce aux jambes étirées en serpentin, avec l'inscription «Il démantela la langue anglaise pour la recomposer sur des notes musicales».

Certaines des plus belles résidences géorgiennes de Dublin, qui ponctuaient jadis toutes les rues et les places, ont disparu. Pour avoir un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler un intérieur élégant, visitez Newman House aux numéros 85 et 86 de St Stephen's Green. Un pâté de maisons plus à l'est, Fitzwilliam Square (1825) abrite certaines des demeures les mieux conservées.

Durant un siècle et demi, Merrion Square figurait sur la carte de visite de tous ceux qui comptaient à Dublin. Daniel O'Connell vécut au No 58, W.B. Yeats au No 82 et la famille Wilde au No 1. Chaque fin de semaine, un grand marché d'art à ciel ouvert se tient sur la place.

Entre Merrion Square et Kildare Street se regroupent les principaux centres d'intérêt du c ur de Dublin: le Musée d'Art (National Gallery), le Musée national, la Bibliothèque nationale, ainsi que le Musée d'Histoire naturelle, sans oublier Leinster House, où siège le Parlement irlandais.

Sur le versant ouest de Merrion Square, une statue de George Bernard Shaw signale l'entrée du Musée d'Art  auquel le prix Nobel de littérature légua sa fortune. Parmi les grands noms du musée, citons Fra Angelico, Rubens, Vermeer (Femme écrivant une lettre) et Rembrandt (Repos lors de la fuite en Egypte) parmi d'autres grands maîtres de la peinture hollandaise, Velazquez et Goya de l'école espagnole, bien représentée. Reynolds et Gainsborough sont les plus présents des portraitistes anglais, mais ne ratez pas les peintres nationaux, William Leech (La fille aux oies) et William Orpen (Le puits sacré).

L'entrée principale du National Museum est située sur Kildare Street. Les pièces maîtresses sont constituées par les époustouflants ornements en or de l'âge du bronze à l'âge du fer, découverts dans des caches secrètes et des tourbières, au XIXe siècle, lors de travaux réalisés pour la pose de lignes de chemin de fer. Vous remarquerez les torques (colliers métalliques et rigides) datant de 1000 av. J.-C., faites de feuillards en or enroulés, les énormes ceintures, en or elles aussi, tout comme le collier et les bracelets de Gleninsheen (VIIIe siècle av. J.-C.). De l'âge du fer (Ier siècle), ne manquez pas le petit bateau en or à seize rames. D'argent martelé et décoré d'un filigrane d'or, remontant au VIIIe siècle, le calice d'Ardagh fut trouvé sous une pierre, en 1868, par un jeune garçon qui ramassait les pommes de terre, et la broche de Tara fut ramassée sur une plage. De facture similaire, incorporant en plus des pièces d'ambre, elle date de la même époque. Le reliquaire en bronze de la cloche de St Patrick (XIIe siècle) est plaqué d'or et d'argent dans un style scandinave influencé par l'artisanat irlandais. Nettement antérieure (Ve siècle), la cloche, en fer et bronze, a elle aussi survécu aux vicissitudes de l'histoire.

Moins tape-à-l' il , mais tout aussi fascinants sont les outils, armes et objets décoratifs en silex, os, pierre ou bronze, allant de 7000 av. J.-C., époque des plus anciennes traces d'habitations connues en Irlande, jusqu'à l'ère moderne. Les galeries des étages supérieurs exposent de l'argenterie irlandaise, des textiles, de la verrerie, ainsi que des instruments de musique.

Adossé à la National Gallery, la Bibliothèque nationale donne sur Kildare Street. Tous les grands écrivains, ou peu s'en faut, ont passé de longues heures sous le dôme de la salle de lecture, au premier étage, depuis son inauguration en 1890.

Le Vieux Dublin
Les Vikings s'établirent probablement sur les bords de la Liffey, là où se trouve aujourd'hui le Wood Quay. L'exposition Viking Adventure restitue la vie de l'époque. Le quartier fut le centre de la ville jusqu'au début du XVIIIe siècle, puis tomba en désuétude lorsque les rues et les places grégoriennes, plus à l'est, attirèrent les habitants aisés.

Dublin Castle fut érigé par les Normands au XIIe siècle sur une colline dominant le premier comptoir viking. Il fut remplacé au XIVe siècle par un modèle plus conséquent. Le complexe architectural que l'on peut voir aujourd'hui résulte pour majeure partie d'une reconstruction réalisée au XVIIIe siècle et d'ajouts plus récents, consécutifs à l'organisation de sommets pour les ministres de l'Union européenne. Si vous voulez voir les appartements d'Etat, il faut vous présenter à la porte des visites guidées au niveau supérieur.

Le bâtiment de la tour d'horloge derrière le château a été magnifiquement transformé pour abriter la Chester Beatty Library and Gallery of Oriental Art. Son fonds est pour l'essentiel constitué des collections de sir Alfred Chester Beatty, un magnat de l'industrie minière canadienne qui s'installa à Dublin dans les années 1950. A sa mort en 1968, il légua ses trésors à l'Irlande: tablettes en argile babyloniennes datant de 2500 av. J.-C., textes bibliques, éditions rares, sceaux chinois et miniatures mogholes.

Juste à côté du château, l'Hôtel de Ville de Dublin (l'ancienne Bourse) est un bâtiment néo-classique de la fin du XVIIIe siècle. Il renferme d'anciennes chartes royales et les insignes du pouvoir municipal.

Dublin ne compte pas moins de deux cathédrales remarquables, toutes deux propriétés de l'Eglise protestante d'Irlande. La construction de la cathédrale de Christ Church commença sous les Vikings mais, en 1173, peu après la conquête normande, un nouveau bâtiment fut entrepris sous la direction de Strongbow et de l'archevêque Laurence O'Toole ultérieurement canonisé. Si le bâtiment date pour l'essentiel des XIIe et XIIIe siècles, sa forme actuelle doit cependant beaucoup aux renovations entreprises dans les années 1870. Près de l'entrée se trouve une tombe, dite de Strongbow, dont la pierre tombale, dépeignant un chevalier, ne date en fait que du XIVe siècle. Dans la crypte, des pilliers de soutènement bruts et des arches normandes supportent la structure massive du bâtiment.

Une courte promenade vous conduira en direction du sud à la cathédrale St. Patrick's, consacrée en 1192. Ce sont les rivalités entre les monastères, qui possédaient chacun leur propre ordre hiérarchique dominé par des évêques antagonistes, qui valut à la ville la construction de cette seconde cathédrale, juste après la première. L'énorme monument de Boyle, s'élevant à l'angle sud-ouest, fut érigé en 1633 par Richard Boyle, comte de Cork. Des personnages peints représentent celui-ci en compagnie de sa femme et de 11 de leurs enfants.

Jonathan Swift, l'auteur des Voyages de Gulliver, occupa le poste de doyen de Saint-Patrick de 1713 jusqu'à sa mort en 1745. On peut voir un buste le représentant, dans la nef, du côté droit de l'entrée, ainsi que sa tombe et celle de sa bien-aimée, «Stella» (Esther Johnson), côte à côte près du mur. Le pupitre, la table et la chaise sont conservés dans le transept nord. A l'époque de Swift, certaines parties de la cathédrale étaient en ruine, et cela depuis que les troupes de Cromwell y avaient installé leurs chevaux. Seules des restaurations massives entreprises au XIXe siècle ont permis de sauver Saint-Patrick: la mémoire des principaux bienfaiteurs, membres de la famille Guinness, est célébrée par des statues, ainsi que sur les vitraux du transept nord.

Située derrière la cathédrale, la première bibliothèque publique du pays (1701) continue son activité. Les étagères en chêne d'origine, aux pignons sculptés et gravés des lettres de l'alphabet, ont été magnifiquement restaurés, tout comme les «cages» dans lesquelles les lecteurs étaient enfermés pour les empêcher de voler les livres.

De l'autre côté de la rue, à l'ouest de Christ Church, l'église normande de Saint-Audoen abrite une exposition consacrée à l'Irlande celtique. Une allée voisine révèle l'arche de Saint-Audoen, dernière porte survivante de la muraille qui protégeait la cité au XIIIe siècle. Les ruelles situées à l'ouest furent un temps au c ur du quartier, baptisé The Liberties. Aujourd'hui, réhabilité, il abrite des magasins d'antiquités et de souvenirs en tous genres, des boutiques où l'on peut faire de bonnes affaires et des vendeurs à la roulotte.

Entre la cathédrale de Christ Church et la Banque d'Irlande, Temple Bar aligne une succession ininterrompue de bars à vin, de pubs et de restaurants, mais aussi de centres dédiés à la musique, au cinéma, à l'art et à la littérature. De nombreuses rues sont piétonnes.

A l'ouest du centre et au sud de la Liffey se trouve la brasserie Guinness, l'une des plus grandes d'Europe. Plus de la moitié de la bière bue en Irlande (Nord inclus) est produite ici, dont la célèbre stout, brune et forte, qu'Arthur Guinness commença à brasser en 1759. La vieille réserve à houblon accueille aujourd'hui l'exposition World of Guinness. Vous êtes invité à en déguster un verre au Old Dublin Bar.

Jusque dans les années 1960, tant le Grand Canal, qui s'ouvre sur le port au sud de la brasserie, que la rivière Liffey étaient empruntés par les embarcations chargées d'orge et de houblon. Le produit fini repartait en partie par le même chemin, libre de soubresauts ce qui donna naissance à la théorie selon laquelle la Guinness «du canal» était meilleure que les autres! (Si vous voulez en savoir plus, allez visiter le Waterways Visitor Centre, le Centre d'Exposition sur les Voies Navigables, situé dans le bassin du Grand Canal, à l'est de Trinity College.)

A côté de la gare d'Heuston, se dresse le Royal Hospital, bâti en 1684 pour accueillir les soldats à la retraite. Organisé autour d'une vaste cour à arcades, c'est le plus beau bâtiment irlandais du XVIIe siècle. Depuis 1991, il abrite le Musée d'Art moderne irlandais et ses expositions souvent controversées.

Au nord de la Liffey
A l'extrémité d'O'Connel Street, Parnell Square abrite un groupe de bâtiments, parmi lesquels figurent les anciennes Assembly Rooms, un lieu de rencontre très en vogue au XVIIIe siècle. Celles-ci ont été partiellement reconverties en cinéma, tandis qu'un édifice annexe plus récent accueille le Gate Theatre. A l'angle nord-ouest de l'esplanade, le Jardin du Souvenir commémore le sacrifice de tous ceux qui ont donné leur vie pour l'indépendance de l'Irlande.

A Parnell Square North, voisinant avec le Cercle des écrivains irlandais, le Musée des Ecrivains de Dublin, rend hommage aux géants de la littérature nés en Irlande. La première salle se consacre aux plus anciens: Swift, Goldsmith et Sheridan, Maria Edgeworth, Wilde et Shaw. La seconde couvre la période de 1890 à nos jours: à travers lettres, photographies et souvenirs, on y fait la connaissance, parmi tant d'autres, de Yeats et de ses proches, de Synge, Joyce, O'Casey et Beckett.

Située dans Charlemont House (1762), la Hugh Lane Municipal Gallery on Modern Art conserve une collection de peinture léguée à la ville par sir Hugh Lane, un amateur d'art décédé en 1915. Ne ratez pas Vétheuil au Soleil et Sous la Neige de Monet, le lumineux Jour d'Eté de Berthe Morisot et l'Eva Gonzales de Manet. Watts et Burne-Jones représentent les préraphaélites; on peut de surcroît voir d'éclatantes scènes irlandaises de Lavery, Leech et Orpen.

A l'ouest de Parnell Square, les classiques King's Inns furent dessinés par James Gordon mais achevés après sa mort, en 1816. Ils abritaient les études d'avocats irlandaises.

Le quartier de Smithfield était autrefois synonyme de marchés et de distilleries, mais tout cela a changé avec son réaménagement. L'odeur de l'orge malté s'est depuis longtemps dissipée, étant donné que la production a déménagé à Midleton, dans le comté de Cork. Toute l'histoire vous est racontée à la Old Jameson Distillery, vous y verrez des vestiges, ainsi qu'un film, et peut-être que vous aurez même droit à une petite dégustation.

Le bâtiment des Four Courts, dû à Gandon et achevé en 1802, doit son nom aux cours de justice qu'il abritait. Du niveau supérieur de la rotonde se découvre une belle vue sur la ville.

Faisant face à la rivière, à l'ouest, l'auguste caserne de Collins (Collins Barracks) remonte à 1704. Longtemps laissée à l'abandon, elle a été restaurée et sert aujourd'hui d'annexe au Musée national.

Phoenix Park, le plus grand parc public clos de mur d'Europe pourrait aisément contenir toute la population de Dublin. Près de l'entrée sud-est, un obélisque démesuré, haut de plus de 60 m, commémore les victoires de Wellington en Inde et durant les guerres napoléoniennes.

Située aux franges nord du parc, bercée par les cris des animaux du zoo de Dublin, la résidence officielle du président irlandais occupe la même demeure géorgienne où les vice-rois britanniques tenaient autrefois cour.

Glasnevin
A environ 3 km au nord du parc, à Glasnevin, le jardin botanique de Dublin et le grand cimetière Prospect sont pour ainsi dire contigus, bien que leurs entrées soient assez éloignées. Les National Botanic Gardens furent établis à la fin du XVIIIe siècle, à une époque où les explorateurs revenaient des quatre coins du monde les cales chargées de graines et de plantes exotiques. La belle serre en fer coulé date des années 1840.

Le cimetière de Prospect (ou Glasnevin) abrite les sépultures de nombreux héros irlandais. Près de l'entrée principale, Daniel O'Connell repose dans une crypte, sous une tour ronde; la tombe monumentale de Parnell est proche. La dépouille de sir Roger Casement (1864 1916) fut rapatriée de Londres et inhumée face à la porte, en 1965. A droite de l'entrée, dans la «parcelle des nationalistes», voisinent Eamon de Valera, Constance (Gore-Booth) Markievicz (1868 1927) et bien d'autres, qui combattirent pour la liberté de l'Irlande.

La périphérie sud
Au sud-est de St Stephen's Green, les noctambules se donnent rendez-vous dans les boîtes et les clubs de Leeson Street, les derniers de la ville à fermer. De l'autre côté du Grand Canal Ballsbridge est un quartier aux demeures élégantes et aux rues plantées d'arbres, adresse chic depuis la fin de l'ère victorienne. La plupart des ambassades y sont localisées. En son centre est installée la Royal Dublin Society (RDS), où sont organisés divers concerts et expositions, sans oublier le très renommé Dublin Horse Show.


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