La capitale écossaise
Rares sont les villes à offrir une silhouette aussi merveilleuse que celle d'Edimbourg, dont le château se dresse comme une sentinelle sur un piédestal rocheux, protégé, sur trois côtés, par des falaises presque verticales. Le dernier côté, à l'est, descend en pente douce, recouvert par les hautes bâtisses grises de la vieille ville (Old Town) qui bordent le Royal Mile jusqu'au palais de Holyrood. Aujourd'hui, le château surplombe le nouveau Parlement écossais (inauguré en octobre 2004), qui n'est que l'un des multiples projets témoignant de l'extraordinaire essor de la construction qui est en train de transformer l'est et l'ouest de la ville, ainsi que le port de Leith.
Le rétablissement, presque trois siècles après son abolition, d'un Parlement écossais coïncide indéniablement avec un renouveau dynamique de la région. Une région qui tient à ses particularismes: son riche passé, ses systèmes légal et éducatif autonomes, ses danses et sa musique, sa littérature et sa langue.
Il faut dire que la ville a l'habitude des changements. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, riches et pauvres vivaient littéralement les uns sur les autres dans la vieille ville, et se rencontraient quotidiennement dans ses ruelles étroites. Puis, ceux qui pouvaient se le permettre sont partis pour les nouveaux quartiers d'élégantes maisons géorgiennes. Séparées par les jardins de Princes Street, les deux populations, très différentes, s'ignorèrent dès lors mutuellement. Le XXe siècle les a de nouveau mélangées, mais Edimbourg est restée très contrastée, avec ses dames comme il faut qui prennent le thé dans les halls des hôtels, ses petits génies de la finance qui s'entassent dans les pubs après le travail, et, tard dans la soirée, les discothèques, où les excentricités gay sont aussi débridées que partout ailleurs en Grande-Bretagne.
Le Festival d'Edimbourg se déroule chaque année en août-septembre. Il rassemble des troupes de théâtre, d'opéra et de ballet, des grands orchestres venus du monde entier. Au même moment, le «Fringe», plus informel et encore plus grandiose avec ses 600 troupes, présente jusqu'à 100 spectacles par jour sur 200 scènes disséminées dans la ville et dans les rues.
En décembre 2002, un incendie éclata dans la partie la plus ancienne de la ville et détruisit de nombreuses belles demeures mais heureusement aucun bâtiment historique.
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